AMÉLIE LABOURDETTE EMPIRE OF DUST

Ecomostri Archéologie du présent

 

Ce néologisme désigne une pluralité de situations renvoyant à des édifices inachevés, signalés comme en inadéquation avec leur paysage et offensant le regard. Ces constructions publiques ou privées, légales ou illégales sont celles de villages entiers, complexes hôteliers, barrages, ponts ou villas isolées.

Elles révèlent au-delà même de leurs formes et de leurs typologies plastiques des réalités économiques et sociales sous-jacentes en Italie du Sud : blanchiment d’argent, détournement de fonds, activités mafieuses, absence de considération pour le bien commun.

Ces squelettes de béton devenus des sculptures potentielles dessinent les contours d’un présent entre dystopie et utopie.

 

« Car ces architectures sont aussi saisies pour leur force et leur présence physique, prises dans un environnement naturel, parfois difficilement accessible.

Elles sont l’expression d’une émotion individuelle, d’une relation du corps à l’architecture, d’un journal d’exploration ».

Propos de Théo-Mario Coppola critique d’art et commissaire d’exposition

 

Amélie Labourdette a été récompensée pour cette série par le Sony Photography Award 2016 dans la catégorie architecture.

Galerie Thierry Bigaignon : Empire of Dust  du 9 novembre au 23 décembre 2017