Archigroup recompose, relie, et rassemble

RÉALISATION

ARCHIGROUP

RECOMPOSER

© Empreinte Virtuelle

Écoquartier « Vétrotex »

56 logements collectifs
Chambéry
Altarea Cogedim

À la fois structurant et ouvert sur ce quartier en devenir et sur le paysage, cet îlot urbain s’inscrit dans l’écoquartier Vetrotex de Chambéry (Savoie).

Visuel à la une : © Empreinte Virtuelle

 

Il se compose de deux bâtiments parallèles en gradins dont l’échelle mesurée contrebalance la densité ; ils dialoguent autour d’un cœur paysager partagé, respectueux de la trame urbaine imposée avec ces angles de rue et cet alignement strict du socle en R+1. Les étages supérieurs contrastent par la liberté de leur ondulation qui sculpte le volume bâti. Des césures tempèrent cette urbanité et ouvrent le cœur d’îlot à la lumière et au soleil par la démultiplication des points de vue dans la préservation des vis-à-vis. La quasi-totalité des 56 appartements bénéficie d’un balcon multifonction, appartements traversants pour les trois-quarts.

© Empreinte Virtuelle

RELIER

Écoquartier « Cité de la gastronomie et du vin »

84 logements collectifsDijon
Eiffage Construction

Cet îlot de 84 logements sociaux s’inscrit au coeur du futur écoquartier marqué par le paysage qui environne la Cité de la gastronomie et du vin de Dijon (Côte-d’Or). Son architecture dynamique trouve sa source paradoxale dans le respect des contraintes réglementaires (tel le plan-masse d’Anthony Béchu) tandis que son épannelage (R+5, R+6, R+7) assure la continuité du bâti. Le traitement des façades participe de la qualité architecturale, du respect du développement durable selon les orientations, et de l’ouverture à la nature environnante avec ses balcons filants et ses balcons en quinconce. Une large majorité des toitures est végétalisée et les abords libres et le coeur d’îlot sont plantés pour créer une continuité avec le parc et les sentes. Un stationnement (semi-enterré) et un parking à vélo renforcent les capacités de mobilité.

© Eric Poivey

RASSEMBLER

Ensemble municipal « Le Méridien »

Sainte-Foy-lès-Lyon

© Studio Erick Saillet

Inscrit dans un tissu urbain d’une grande complexité, Le Méridien de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône) rassemble un cinéma avec ses deux salles, une crèche, un centre social, et une salle municipale dans une conception harmonieuse qui débouche sur un espace fonctionnel et ouvert : d’équipement socioculturel plurifonctionnel, il se transforme en lieu de vie polyvalent. Bien que de parti pris résolument contemporain, où dans ce dialogue construit entre différents matériaux (zinc, aluminium, bois, aluminium-bois), cette conception intègre l’environnement existant au cœur de la commune, tel ce mur de soutènement patrimonial en pierres. L’attention au développement durable passe par des solutions bioclimatiques – isolation renforcée, matériaux à forte inertie thermique, toiture végétalisée, construction semi-enterrée – et un chauffage-rafraîchissement par pompe à chaleur à absorption géothermique au gaz naturel.

Retrouvez encore plus de réalisations de l’agence Archigroup au sein du numéro HORS-SERIE #25 archiSTORM !

© Studio Erick Saillet

 

Texte : Pierre Delohen

ARCHIGROUP

PORTRAIT

ARCHIGROUP

 

Pour la seconde fois à près de vingt ans d’écart, Archigroup a conçu son propre siège, avec un résultat renouvelé. Entretemps, l’agence a conduit nombre de projets tertiaires, pour un savoir-faire et une expérience renforcés, une compréhension du questionnement et des solutions affinées : l’agence pense le lieu de travail comme le lieu du management. « La conception de notre agence (*) et son aménagement répondent à notre organisation, notre fonctionnement, et notre management, tout en transparence », explique Denys Léger. L’organisation se met au service de l’échange, de la convivialité, et de la fluidité : la base d’un fonctionnement qui rassemble et ressemble à Archigroup. Ce qui fait de ce nouveau siège un manifeste !

Ce cadre de vie et de travail, attrayant et confortable, se veut séduisant et domestique pour que chacune et chacun des cinquante architectes, ingénieurs, cadres, salariés s’y sente comme chez lui. Ne faut-il pas donner envie aux jeunes talents de rejoindre l’agence ? Dès le premier étage – l’entrée est au rez-de-chaussée –, l’accueil donne le ton : salariés, associés, visiteurs, et clients s’y retrouvent en pleine lumière entre banque d’accueil, coin café, terrasse, salles de réunions et de… jeux qui composent le lieu de croisements et d’échanges de l’agence !

Au premier étage toujours, un pôle transverse, visuellement transparent, acoustiquement discret, administre et anime l’agence. Il héberge les fonctions supports, comme dans n’importe quelle entreprise, et le bureau commun à trois associés avec cette LC4 partagée du Corbusier pour la réflexion… Quant aux autres associés, ils travaillent plus encore immergés au milieu des troupes.

À l’étage noble, le second, dans un échange intergénérationnel décloisonné entre expérience et tendance, la conception prend ses aises. Son open space dispose d’une trentaine de postes de travail aux fonctions complémentaires. À cette organisation classique répond une application Archigroup avec pour fil conducteur le travail en équipe avec la participation de sept à huit architectes de profil différent : de la conception à l’exécution, du plus créatif au plus technique, du planmasse au détail. « Tel un chef d’orchestre devant sa partition, on joue de ces profils et de ces sensibilités pour les faire travailler ensemble sur un même projet dans un management… parfois taquin », concède Denys Léger.

Au cœur de l’agence – impossible de faire plus proche – comme dans la réalité, les architectes d’Archigroup et les ingénieurs d’Ingégroup conduisent ensemble le projet sur un même plateau avec un espace associé de workshop et d’échanges ancré au centre du dispositif. Un large escalier intérieur, cordon ombilical, relie en direct ce pôle conception-ingénierie et le pôle réalisation au premier. Ce rapprochement répond à cet échange osmotique nécessaire à la bonne conduite du projet, jusqu’au chantier inclus ; il permet et renforce les échanges et les retours d’expérience au service du projet, ainsi placé au centre de la démarche.

À grand renfort de larges baies vitrées – au sud, elles donnent sur des balcons et terrasses –, les façades jouent, elles aussi, l’ouverture et la transparence. « Personne ne se cache, explique Denys Léger. Cette communauté d’hommes et de femmes ne travaille pas dans l’ombre ! » Au sud et au nord, un semis
aléatoire de fenêtres carrées ajoutées – une des
marques d’Archigroup – joue l’esthétique sans nuire
à la relation intérieur/extérieur.

(*) L’agence occupe 1 200 m2 (1er et 2e étage) sur un total de 1 700 m2.

Texte : Pierre Delohen
Visuels : © Agence Archigroup

 

Retrouvez cet article au sein d’archiSTORM HORS-SÉRIE #25 !