Sotexpro : des tissus d’ameublement non feu M1 autant techniques que décoratifs Tissage Jacquard et nouvelles techniques d’impression numérique figurent au savoir-faire extensible de Sotexpro.
Fabricant français de tissus d’ameublement décoratifs ininflammables (M1), Sotexpro est arrivé sur le devant de la scène en 1973, lorsque la législation a imposé la norme non feu pour assurer la sécurité des usagers dans les bâtiments collectifs. L’entreprise s’est à partir de là développée en peaufinant des matériaux destinés à tous les établissements recevant du public, du médico-social (EHPAD) au tourisme en passant par les chaînes de magasins, les salles de spectacles et de sport. Mais elle s’est surtout fait connaître en alliant des procédés de tissage traditionnel à des technicités nouvelles, dans le sillage du souci de recherche permanent impulsé par son service de design intégré. Par exemple, si depuis 46 ans, la marque continue de tisser en grande partie sur des métiers Dornier en 320 cm quantité de métrages de tissus Jacquard et de supports d’occultation ou d’impression, elle a aussi développé en marge de ses ateliers de confection regroupant aujourd’hui une quarantaine d’ouvrières, de grandes capacités en impression numérique, notamment par une technique de sublimation sur tissus parfaitement maîtrisée depuis plus de 15 ans. Dernièrement, Sotexpro a ainsi développé un revêtement mural 100% fibre de verre. Ce support mural GRAFFITI est proposé dans une gamme très large de visuels et designs dont les applications correspondent aux besoins d’un grand nombre de prescripteurs notamment pour les chantiers de rénovations.
L’impression numérique a aussi été associée dans certaines collections à des techniques de tissage Jacquard traditionnelles, trop souvent délaissées pour des questions budgétaires, pour donner corps à des gammes comme Atom (déclinable pour des rideaux, des chemins de lit, des cadres numériques ou, en cours de finalisation, des tissus siège) qui simule un effet de matière dans un rendu particulièrement naturel. Enfin, l’occultant uni est devenu un produit indispensable pour habiller toutes les fenêtres des lieux recevant du public (salles de classes, maisons de retraite, chambres d’hôtels, crèches, etc.). Sotexpro a d’ailleurs lancé sur le marché l’unique occultant chiné effet de matière certifié non feu M1. 5 000 mètres de ce matériau viennent d’ailleurs d’être produits pour un hôtel PULLMAN, groupe ACCOR, client historique de SOTEXPRO depuis 25 ans. Une manière de relier la haute technicité du produit aux tendances décoratives du marché.

Collection ATOM2 présenté à HEIMTEXTIL 2019 © Sotexpro
Toutes ces compétences ont permis à Sotexpro de devenir le seul producteur français de référence de tissus non feu d’ameublement capable d’intégrer une telle palette de savoir-faire. Les produits de la société bénéficient du label France Terre Textile, revendiquant sa production française, et le travail de réseautage sur le terrain permet à Sotexpro de distiller un accompagnement hors-pair. Par exemple, des partenariats avec des équipes d’experts peaufinent le confort acoustique des établissements accueillant du public en s’appuyant sur des gammes de tissus adaptées. Sotexpro met également à disposition de ses prescripteurs un réseau de distributeurs-installateurs référents en France et à l’étranger, une équipe de terrain, un bureau du style intégré pour la création de collections sur stock ou à la demande, une tissuthèque sur son site internet avec l’intégralité de ses solutions textiles, et pas moins de 300 000 mètres de tissus et de fils, couvrant la majorité des besoins des clients, sont stockés en permanence dans les ateliers de la Loire à Panissières de façon à être réactifs à toute demande. Résolument engagé pour limiter son impact environnemental – la majorité des produits sont déjà certifiés OEKO TEX -, Sotexpro continue à investir dans la Recherche & Développement, et s’apprête à lancer d’ici quelques mois une gamme non feu de tissus recyclés.

Imprimante numérique © Sotexpro
Pour les Rendez-vous de la Matière, Sotexpro met en avant plusieurs de ses nouveautés s’intégrant dans son champ créatif hybride. Tout d’abord, des Jacquard et des imprimés dans la continuité de sa collection ATOM, au style plus naturel et sobre et à destination notamment du domaine de l’hôtellerie. Cette collection entendait déjà valoriser l’effet qualitatif et la texture du textile. Mais avec ATOM² la gamme se bonifie de tissus unis avec des effets matières surprenants, notamment certains aspects très métallisés. Elle se compose ainsi de tissus métalliques (sans classement au feu) créés grâce à une nouvelle technique d’impression, de huit nouvelles références de tissus Jacquard et de trois nouveaux dessins pour motifs imprimés. Autre biais, la présentation des nouveaux designs et dessins apportés à la série EMPREINTE, qui se caractérise toujours par une grande variété de motifs et de couleurs aux connotations chaleureuses, orientée bien-être. Une collection de motifs géométriques, floraux ou ikat, d’effets macramé ou de lainage, de carreaux anciens, etc., qui se veut aussi une source d’inspiration créée par la Direction Artistique de Sotexpro afin de donner un maximum de suggestions pour l’impression numérique par sublimation et la création d’univers décoratifs personnalisés.
Visuel à la une : Collection ATOM2 effet métalisé © Sotexpro
SOTEXPRO faisait partie de nos 26 exposants lors de la sixième édition des Rendez-vous de la Matière ! Découvrez le focus sur la marque dans le numéro spécial Archistorm n°12, daté mars-avril 2019 !
CELC : les fibres naturelles s’invitent dans l’innovationLes Rendez-vous de la Matière vont être l’occasion de découvrir la crème des matériaux biosourcés à base de lin et de chanvre, présentés par la CELC.
Matériaux intemporels, les fibres naturelles méritaient la mise en place d’une filière d’excellence pour accompagner leurs atouts naturels. Premier textile développé par l’homme et fibre d’innovation depuis toujours, le lin continue en effet à renouveler ses usages : fibre versatile par nature, sa pluralité séduit stylistes de mode (60% des débouchés), décorateurs d’intérieur et stylistes maison (30% des débouchés), designers et industriels (10% des débouchés pour une nouvelle génération de composites). Dans ce sens, la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre (CELC) a mis en place un outil au confluent de projets créatifs et économiques, un showroom dédié au lin, le LINEN DREAM LAB. Il s’agit d’une plate-forme « Sourcing et Recherche », intégrant tout à la fois matériauthèque, filothèque et tissuthèque, et permettant d’afficher les qualités de ce lin dont l’Europe est le premier producteur mondial. À elle seule, elle en assure 80% de la production ! Une exception permise par la conjugaison subtile d’atouts géo-climatiques et de savoir-faire enracinés dans nos territoires, pour une fibre au profil environnemental et à la responsabilité sociale exemplaires. Ces notions sont portées par la signature EUROPEAN FLAX®, visa qualitatif du lin fibre européen de qualité premium vers tous ses débouchés. Une traçabilité qui, lorsqu’elle intègre le 100 % Made in Europe, se labellise MASTERS OF LINEN®.

Collection ambiance lin, Palm par LGD01 © CELC
Fibre éco-responsable par définition (zéro irrigation, zéro OGM), le lin c’est également zéro déchet : chaque élément de la plante est utile et utilisé. De l’ensemencement en mars à l’arrachage en juillet (le lin ne se fauche pas, il est arraché pour préserver toute la longueur de sa fibre contenue dans la tige) ; du rouissage, entre juillet et septembre, (le lin est déposé au sol et l’alternance de pluie et de soleil permet aux fibres de se désolidariser de la tige qui les contient) au teillage (extraction de la fibre) et au peignage ; les process sont entièrement mécaniques et hautement spécialisés.
Filature, tissage, tricotage, agglomération avec la résine PLA, compression ou thermoformage, sont autant de savoir-faire innovants au service d’une pluralité d’usages qui permet notamment au lin de jouer un rôle remarqué dans le marché des composites à haute performance. La fibre de lin intègre la fabrication de matériel sportif (skis, planches de surf, casques, etc.) et de pièces automobiles, pour plus de solidité, légèreté, et d’absorption des vibrations. Elle est également présente dans les industries du bâtiment et de l’aménagement d’intérieur. Des industriels qui ont réussi à s’adapter aux normes des différents domaines d’activités exploitent ses qualités. Le lin entre ainsi dans la mise au point de bio-composites à haute performance pour le design produit et l’habitat, par exemple en utilisant la technologie « Low Twist » de Safilin, pour la production de roving 100% lin.

Collection Ambiance Lin, Printemps © CELC
La fibre de lin peut aussi intervenir en renforcement de l’amidon de maïs dans des pièces thermoformées. Il s’agit d’une des dernières explorations et applications du lin en trois dimensions. Dans ce domaine, VARIAN® se révèle un matériau composite, hybride, léger et résistant, obtenu par l’assemblage de deux matières non miscibles : un tissu et une résine thermoplastique (PLA). En résultent par exemple des dalles murales avec une géométrie au service de l’espace et une créativité sans limites, alliant légèreté, isolation acoustique et toucher textile.
Sur les marchés traditionnels des tissus d’ameublement où il est omniprésent, le lin se renouvelle dans ses textures, avec des parti-pris assumés – velours chez Mark Alexander, Dedar, etc. –, et ses impressions, désormais numériques, sont toujours aussi vivantes (Pierre Frey, Kohro, Designers Guild, Osborne & Little, Casamance, etc.). La fibre de lin intègre aussi la composition de papiers peints à base de fil de lin (Very Fanny), tissés (Elitis, Pierre Frey) et non tissés (LGD01).
Plusieurs éditeurs (Alessandro Bini, Dominique Kieffer et Christian Fischbacher) le déclinent en pur lin ou mélanges, répondant aux normes « non feu » de l’hôtellerie haut de gamme.
Mais on trouve également des lins jacquard et brodés en versions tridimensionnelles (C&C Milano, Nobilis), des broderies graphiques hautes en couleur (Pierre Frey), des imprimés panoramiques spectaculaires de 3 par 25 mètres (Kohro) ou des impressions rehaussées de broderies (Braquenié, Beacon Hill). Les voilages s’hybrident en mélanges lin-polyester (Kobe, Bisson Bruneel, Lelièvre) et des lins lourds d’aspect brut se rehaussent de contrastes de fils (Elitis), de nouvelles finitions gaufrées (De Le Cuona) ou d’enductions (Designs of the Time).
Visuel à la une : Pierre Frey, Tribu ambiance © CELC
CELC faisait partie de nos 26 exposants lors de la sixième édition des Rendez-vous de la Matière ! Découvrez le focus sur la marque dans le numéro spécial Archistorm n°12, daté mars-avril 2019 !
MINERAL ART CONCEPT REMET LE TERRAZZO AU GOÛT DU JOURFOCUS
MINERAL ART CONCEPT
En cherchant avant tout à créer des matières et des effets à partir du marbre, Mineral Art Concept redonne ses lettres de noblesse au Terrazzo.
Minéral Art Concept est une entreprise hors-normes, aux valeurs très proches de l’artisanat, qui s’avère être aujourd’hui le seul fabricant de véritable terrazzo en France. Le terrazzo est un matériau composite constitué de fragments de marbres mélangés à un liant (chaux ou ciment), le tout poli jusqu’à lui donner l’aspect brillant de la pierre naturelle. Le terrazzo permet de jouer avec des morceaux de marbre qui peuvent être taillés selon des formes très diverses et d’accentuer leur teinte par effet de contrastes. Le choix des grains, la granulométrie, le seminato (semage du grain), les couleurs des terres sont autant de paramètres permettant de revisiter cette technique ancestrale.
Créée dans l’idée de perpétuer ce savoir-faire employé dans l’antiquité, Minéral Art Concept a suivi en cela les aspirations créatives de son fondateur, Maxime Touil, qui souhaitait inventer de nouvelles manières d’exercer ce métier millénaire. Fils du marbrier d’art Pascal Touil, ce jeune compagnon du devoir en taille de pierre, spécialiste des arts décoratifs vénitiens (bétons cirés, stucs vénitiens), disposant d’une formation complète de matiériste/coloriste, avait évidemment de qui tenir et avoir des ambitions en tête. Et c’est vers la technique un peu oubliée du terrazzo qu’il a choisi de son propre chef de s’orienter. « Ce savoir-là ne vient pas à vous, il faut en faire la démarche », affirme-t-il.

© Mineral Art Concept
Minéral Art Concept entend rendre au terrazzo toutes ses lettres de noblesse. Et pour cela Maxime Touil, fort de sa connaissance approfondie des matériaux naturels (chaux, granulats de marbres, pigments) et des matériaux de synthèse (ciment, résine), a su créer ses propres recettes de fabrication, en formulant avec son équipe des matières et des couleurs permettant de proposer des créations uniques. Minéral Art Concept a ainsi inventé un ciment 100% minéral destiné au terrazzo et répondant aux différentes normes européennes. Sa coulée peut se faire sans joint de dilatation et sur une épaisseur à partir d’un centimètre. Plus largement, l’idée est de pouvoir maîtriser la chaîne de production du terrazzo de A à Z, de l’élaboration de la formule jusqu’à la pose de la matière sur place, en dalles ou coulé, afin de créer « une identité unique au lieu en question », comme l’explique Maxime Touil.
Cette alchimie pratique de marbriers, de matiéristes et de coloristes permet en effet à Minéral Art Concept de concevoir et réaliser des sols et des murs décoratifs, dans le bâtiment contemporain ou dans la réhabilitation, mais également de créer du mobilier, des plans de travail et des objets, avec différentes incrustations de verre, d’or ou de laiton par exemple. Minéral Art Concept propose des gammes sous forme de dalles normées UPEC d’une part et d’autre part une partie conceptuelle destinée au coulé ou pré-fabriqué haut de gamme.
Sur un plan esthétique, le terrazzo permet de rejouer artificiellement les formes ou les compositions trouvées dans la nature, avec des agencements plus ou moins géométriques ou relevant davantage d’une déstructuration organisée. Mais chaque création reste le fruit d’une préparation minutieuse, où l’intervention et les mélanges sont souvent réalisés directement sur site. « Je me fais un laboratoire sur le chantier », reconnaît Maxime Touil, qui dit aussi privilégier le ciment à la chaux pour raccourcir les délais de séchage.
Même si Minéral Art Concept est une start-up jeune (30 ans de moyenne d’âge), les méthodes de conception et la direction du travail restent volontairement artisanales. Dans son atelier de Bussy Saint Georges, Minéral Art Concept réunit une équipe de Compagnons du devoir, marbriers expérimentés, menuisiers, vingt collaborateurs que Maxime Touil présente avant tout comme un regroupement d’artisans. Une structure de créateurs, où l’acquisition d’outillage performant et l’implantation aux portes de Paris joue encore positivement, et qui a beaucoup bénéficié de l’association au projet d’Etienne Krill, ancien directeur artistique chez Publicis. Celui-ci a permis à Minéral Art Concept de faire la transition d’« artisan » à « société » et de s’ouvrir à de nouvelles perspectives en termes de développement et d’image de marque.
Toute cette synergie a bien entendu aidé Minéral Art Concept à trouver sa place dans plusieurs projets prestigieux (Galeries Lafayette, Toro et Liautard) et, par sa capacité à fabriquer « un vrai terrazzo », à fidéliser une très sélective clientèle amoureuse du terrazzo Scarpa, du nom de l’architecte italien. Pour un chantier sur un hôtel particulier parisien, Minéral Art Concept a ainsi dû tailler 3 000 morceaux de marbre à la main. L’imagination créative est là encore de mise. À la Brûlerie de Belleville, le décor réalisé s’est inspiré de toute l’histoire de la torréfaction du café, du grain vert à l’orange et au marron en jouant des effets d’un marbre Emperador d’Espagne. Pour le restaurant Sunset parisien, c’est une idée de sol ayant survécu à la chute d’une météorite avec des éclats de marbre qui a été matérialisée. De quoi augurer bien de nouvelles moutures pour cette entreprise en plein développement.
Visuel à la une : Turbigo © Mineral Art Concept
MINERAL ART CONCEPT faisait partie de nos 26 exposants lors de la sixième édition des Rendez-vous de la Matière ! Découvrez le focus sur la marque dans le numéro spécial Archistorm n°12, daté mars-avril 2019 !
SAINT-GOBAIN ADFORS A LA FIBRE DE VERREFOCUS
SAINT-GOBAIN ADFORS
Visuel à la une : Collection 2017, Novelio Nature, Grace Almond © Saint Gobain Adfors
Saint-Gobain ADFORS est le leader mondial dans le développement et la production de textiles en fibre de verre pour le marché de la construction. La firme, implantée sur quatorze sites de production dans le monde, propose une gamme complète de produits à base de fibre de verre, synthétiques ou naturelles, qu’elle a ingénieusement élaborée après avoir rationnalisé ses activités. Jusqu’en 2011, les applications pour la fabrication de textiles à base de fibre de verre (solutions de fibre de verre Vetrotex®, textiles techniques ADFORS®), regroupés dans l’activité Saint-Gobain Technical Fabrics, sont en effet présentes sur le marché sous une multitude de marques. Cette année-là, Saint-Gobain Technical Fabrics devient Saint Gobain ADFORS et centralise les activités autour de ce matériau, dans une stratégie de marque « Saint-Gobain » à destination de l’habitat.
Depuis plus de quinze ans, la marque s’est justement appliquée à intégrer la fibre de verre dans le tissage en imaginant les premières toiles à peindre. La fibre de verre est un matériau unique. Le verre est une matière naturelle, solide et résistante, qui lorsqu’elle est fondue permet par étirage d’obtenir un fil qui gardera nombreuses de ses caractéristiques sans être cassant. Une fois tissés, les fils de verre permettent d’obtenir diverses structures qui donnent aux produits finis d’excellentes caractéristiques telles que la résistance aux chocs ou l’imperméabilité. Désormais, le revêtement en fibre de verre, longtemps utilisé pour camoufler les surfaces, s’affiche sans ciller sur les murs des logements et des espaces publics.

Collection 2019, Concrete Helsinky © Saint Gobain Adfors

Collection 2019, Skin Lichen © Saint Gobain Adfors
Saint-Gobain ADFORS a toujours tout développer autour de la fibre de verre, permettant au groupe d’apporter une solution textile globale pour la construction en complément de ses fabrications de grilles pour le renfort ou la rénovation des façades, de produits de renforcement pour le sol ou de bandes autocollantes pour le jointement facile et rapide entre deux plaques de plâtre. C’est dans ce sens qu’elle a créé la gamme Novelio®. Après les toiles de verre classiques (Novelio® Classic), les toiles spéciales Rénovation (Novelio® Rénovation) et les toiles sablées à peindre (Novelio® Design), la série Novelio® Nature propose des textiles décoratifs prêts à poser, où la fibre de verre gagne en texture en reprenant les aspects visuels d’un tissage traditionnel à partir de fibres de lin, de soie ou de jute. Son aspect décoratif et fonctionnel cible autant les logements privés que les espaces publics, après que la marque a travaillé avec la designer couleur & matière Catherine Filoche sur la variabilité des atmosphères et des rendus possibles. Quatre « tendances » sont ainsi imaginées : la tendance scandinave à l’esprit lumière nordique épuré de la Collection Grace ; le style urbain et chic de la Collection Flair ; les inspirations ethniques traditionnelles, mariées à des matériaux en bois, céramique, ou textile, et des tonalités Terracotta de la Collection Pure ; l’exotisme du style asiatique de la Collection Charm. « La fibre de verre tissée est un matériau prodigieux », explique la créatrice Catherine Filoche. « Ses propriétés sont connues et reconnues. Cependant, iI lui manquait un motif élégant et intemporel. La collection Novelio® Nature est conçue pour s’harmoniser de manière évidente avec les autres matériaux choisis par les prescripteurs d’aujourd’hui. »

Collection 2019, Skin Sand © Saint Gobain Adfors
Les Rendez-vous de la Matière sont l’occasion pour Saint-Gobain ADFORS de présenter la toute dernière collection de la gamme, baptisée Opposites. Avec l’idée de jouer avec les contrastes, Opposites dévoile deux nouveaux motifs originaux. Le motif CONCRETE, d’inspiration béton, présente un aspect rugueux, presque minéral avec un touché brut. Le motif SKIN, aux résonances très « cuirs », induit plus de douceur avec un touché cachemire. La finition au niveau des touchés est justement l’une des innovations majeures de cette nouvelle collection. Pour la première fois sur le marché, un revêtement mural proposant des touchés intéressants évite l’omnipotent PVC. Autre plus, la collection permet à la société de poursuivre son engagement en termes de production durable. Matériau sans PVC (dont le monomère est cancérigène) et très respirant, le Novelio® Nature était déjà garanti par le certificat Oekotex comme employant des substances non dangereuses pour le consommateur et l’environnement. Avec la technologie CleanAir, Opposites contribue activement à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur en capturant de manière définitive le formaldéhyde qui est libéré après la construction ou la rénovation d’un bâtiment ou d’une pièce.
SAINT GOBAIN ADFORS faisait partie de nos 26 exposants lors de la sixième édition des Rendez-vous de la Matière ! Découvrez le focus sur la marque dans le numéro spécial Archistorm n°12, daté mars-avril 2019 !
ABET LAMINATI : LE SAVOIR-FAIRE MADE IN ITALYFOCUS
ABET LAMINATI
Visuel à la une : © Abet Laminati
Avec ses stratifiés HPL, Abet Laminati est l’une des références des panneaux décoratifs stylisés. Une alliance de technologie et de design italien à l’image de la collection Diplos.
Les panneaux décoratifs stratifiés font la réputation du groupe Abet Laminati depuis sa fondation. Créé sur le site de son usine italienne de Bra dans le Piémont en 1957, la marque italienne, qui produisait déjà alors l’un des meilleurs extraits tannins du marché, décide de surfer sur la vague des nouveaux produits en résine synthétique et lance la production des stratifiés haute pression (HPL) qui vont contribuer au développement du groupe jusqu’à en faire aujourd’hui l’un des principaux fabricants au monde avec une capacité de production journalière de 170 000 m². Présente dans tous les domaines du design et de l’architecture (habitat, hospitalier, bureaux, restauration, éducation, hôtellerie, signalétique, sports et loisirs) avec plus de 800 références, la marque a également développé des collaborations de prestige avec des designers de renom (Ettore Sottsass, Castiglioni, Paola Navone, Karim Rashid, Giorgetto Giugiaro, etc.) lui permettant de participer pleinement à l’essor du design et du « made in Italy » à l’échelle internationale. Présente dans 93 pays, Abet Laminati dispose de 13 filiales à l’étranger parmi lesquelles Abet France, fondée en 1967, est la toute première créée. Depuis son siège social de Chambéry, elle distribue l’ensemble des produits du groupe sur le territoire métropolitain.

© Abet Laminati
Les innovations technologiques ont toujours été une constante d’Abet Laminati, qui a reçu le Compasso d’Oro pour l’ensemble de son œuvre en 2001. En 1967, la société produit les premiers stratifiés personnalisables depuis son Laboratoire de Sérigraphie. En 1996, elle lance en avant-première l’impression numérique dans le domaine. La qualité de ces stratifiés décoratifs HPL est sa grande référence. Le stratifié décoratif haute pression (HPL – High Pressure Laminate) est un matériau doté d’excellentes qualités esthétiques alliées à des performances fonctionnelles exceptionnelles dans la durée. Son âme est composée de couches de fibres de cellulose imprégnées de résines thermodurcissables, et la surface, d’une ou plusieurs couches de papier décoratif saturées de résines thermodurcissables mélaminiques. Le processus de fabrication recourt à l’action combinée de la chaleur (150°C) et de la pression (9 Mpa) dans des presses à étages où s’effectue la polycondensation des résines.
La marque a créé plusieurs gammes de revêtements stratifiés décoratifs à partir de cette technologie. DIGITAL PRINT, produit grâce à la technique de l’impression numérique, permet de réaliser des motifs personnalisés ou de reproduire des photographies. LABGRADE HPL est un panneau doté d’une surface très résistante aux produits chimiques agressifs pour une utilisation particulièrement indiquée dans les laboratoires, les salles de classe de sciences ou le milieu médical. Les stratifiés décoratifs haute pression MEG sont eux conçus pour des applications extérieures, avec leur remarquable résistance à la lumière et aux intempéries. La division METALLEIDO produit des panneaux sandwich en aluminium et fibre de verre pour l’industrie du transport naval et ferroviaire, les fabricants de meubles et pour la réalisation de cloisons, plafonds et sols.
Respectueux de l’environnement, le groupe Abet Laminati a mené des études pour assurer l’empreinte écologique limitée de ses matériaux. Il découle des résultats, certifié ISO 9001 (SGS) et 14001 (Bureau Veritas), que les stratifiés HPL n’épuisent pas les ressources biotiques comme le bois car leur durée de vie est plus longue que la régénération des arbres cultivés par reboisement. Une utilisation correcte des produits stratifiés HPL au terme de leur durée de vie permet même de réduire les effets sur les ressources abiotiques grâce à la production/récupération d’énergie par incinération. Tous les produits de la collection Abet Laminati destinés à être utilisés à l’intérieur des locaux ont la meilleure classe d’émissions en polluants volatils : A+.

© Abet Laminati
La collection DIPLOS est l’une des nouvelles références de la firme italienne. Elle résulte de la collaboration d’Abet Laminati avec SAIB, l’un des principaux producteurs italiens de bois agglomérés utilisant des résines mélanine. Souvent opposées en matière de revêtements, les techniques de couche mélanine et de feuilles de stratifié se rejoignent dans cette gamme grâce à la combinaison entre la qualité et la résistance des stratifiés HPL et la technologie MFC (melamine faced chipboard) de SAIB. Cette technologie MFC permet de donner aux panneaux et surfaces un rendu visuel et un effet tactile très proches des touches naturelles de la matière, qu’il s’agisse de bois, de pierre ou de cuir. Ajoutée au savoir-faire Abet Laminati, elle a permis d’élaborer une grande variété de motifs et de textures pour des surfaces et panneaux aux humeurs chromatiques et aux noms voyageurs (India, Agave, Montale, Fenice, Cadaques, Aquarama, Dharma). Les Rendez-Vous de la Matière sont donc pour Abet Laminati l’occasion de présenter ses nouvelles surfaces et nouveaux décors en panneaux de particules Surface Mélaminée (PPSM), en panneaux stratifiés décoratifs haute pression (HPL) et en bandes de chant, à destination des designers les plus exigeants. Le design italien, encore et toujours.
ABET LAMINATI faisait partie de nos 26 exposants lors de la sixième édition des Rendez-vous de la Matière ! Découvrez le focus sur la marque dans le numéro spécial Archistorm n°12, daté mars-avril 2019 !
ADAPTA COLOR : DES REVÊTEMENTS EN POUDRE AUX STANDARDS DE HAUTE QUALITÉFOCUS
ADAPTA COLOR
Résistance à la lumière, effets chromatiques et finitions soutenues, impact environnemental limité : Adapta Color galvanise la peinture en poudre.
Implanté au cœur de l’Espagne depuis 1997, Adapta Color est aujourd’hui l’entreprise leader dans la fabrication de peintures et de revêtements en poudre pour l’architecture. Ses produits se caractérisent par un mélange d’élégance et de solidité, que l’on retrouve notamment dans les collections VIVENDI®, où la haute résistance à la lumière s’accorde à des effets chromatiques remarquables. Elles bénéficient de la technologie Adapta Bonding System® de nouvelle génération qui leur donne un effet métallisé homogène et rend ces revêtements très précieux dans des domaines nécessitant des standards de qualité élevés comme le transport maritime et ferroviaire.
Adapta Color a toujours fait de la sécurité de ses produits un principe de base, établi selon des process d’innovation constamment repensés. Toutes les phases de tests réalisées pour la nouvelle génération de peinture en poudre anticorrosion Adapta Rustproof System® en témoignent. Afin de jauger de ses qualités, Adapta Color a choisi de tester ses systèmes anticorrosion ROC (Rustproof One Coat) de dernière génération dans le cadre de la norme ISO 20340:2009 qui intègre un paramètre intéressant : le stress du revêtement face aux changements atmosphériques et aux changements de température. Cette norme prévoit un total de 4 200 heures d’exposition du revêtement, divisées en 25 cycles d’exposition UV et de condensation reproduisant des cycles d’ensoleillement, des conditions de brouillard salin et de basses températures, proches de ce qu’endurent les structures offshore en mer du Nord ou de Norvège. Avant le début de ces cycles, une incision de 50 mm de longueur et de 2 mm de largeur est effectuée sur le revêtement en deux couches appliquées sur les substrats préparés : un en acier galvanisé et l’autre en aluminium. L’épaisseur totale des deux couches est comprise entre 140 et 180 microns, soit très inférieure au minimum requis pour les systèmes basés sur les peintures liquides, qui est de 225 microns. Réalisé dans les laboratoires de Tecnalia Research & Innovation, les résultats s’avèrent particulièrement concluants dans les environnements extrêmement corrosifs.

© Adapta Color
Dans des configurations moins extrêmes, les produits Adapta Color s’accordent aussi avec des notions de bien-être et de propreté qui peuvent s’avérer plus qu’intéressante, notamment en milieu urbain. La gamme Adapta Antigraffiti est ainsi spécialement conçue avec des résines polyesters hydroxylées pour protéger les murs et les façades des actes de vandalisme comme les graffitis réalisés avec des aérosols ou des marqueurs.
La préservation de l’environnement est un autre souci constant chez Adapta Color. Celui de son personnel, qui bénéficie des nombreux investissements menés pour sa sécurité dans son parc industriel de 24 000 ha de Peñiscola en Espagne, mais aussi celui de ses usagers, notamment en milieu professionnel, en cherchant à prévenir au maximum la pollution provoquée par ses produits pendant toute leur vie utile. Les collections ADAPTA VIVENDI et ADAPTA VIVENDI SDS (à haute durabilité) sont ainsi spécialement conçues pour répondre aux spécifications exigées dans les projets architecturaux les plus exigeants, tenant souvent compte des problématiques de « Sick Building Syndrome » (syndrome des bâtiments malsains), des phénomènes altérant la santé des personnels de bureaux (stress, maux de tête, nausées), engendrant une augmentation de l’absentéisme et fréquemment liés à la qualité de l’air dans les locaux. Pour garantir la transparence et le niveau d’impact limité des émissions de ses produits, Adapta Color a donc élaboré une DEP (Déclaration Environnementale de Produits) qui lui a permis de recevoir la distinction A+ (très faibles émissions) pour toutes ses applications.

© Adapta Color
Pour les Rendez-vous de la Matière, Adapta Color donne un aperçu de ses nouvelles collections. Anodic s’intègre au sein de la gamme VIVENDI® SDS pour la projection et le design en architecture. Ce produit a été développé en qualité polyester super durable pour atteindre les standards maximaux de qualité en ce qui concerne la résistance à la lumière de la couleur et du brillant. La collection Dichroic® se présente comme une proposition novatrice pour les revêtements architecturaux : une gamme de produits bicolores ou de couleurs interférentielles capables de varier leur chromatisme en fonction de la direction de la lumière et de l’angle d’observation. L’interaction entre l’absorption et la réflexion de la lumière produit des effets de mouvement qui peuvent être observés sous une lumière diffuse et s’intensifier sur les objets sphériques ou aux lignes courbes.
Deux nouvelles collections de couleurs viennent encore s’ajouter à sa large gamme de revêtements en poudre : la Collection Patina répond à la mode actuelle du marché pour les tons imitant l’oxydation naturelle des métaux et la terre cuite, avec des finitions irrégulières pleines d’effets (finitions oxydées lisses, finitions avec couleurs oxydées cuivrées et à effet vieilli, etc.) ; la Collection Neon, orientée sur les finitions de pièces de design industriel, dévoile quant à elle 38 propositions chromatiques : finitions fluorescentes, recouvrements photoluminescents ou finitions « peau de serpent et cuir ».

© Adapta Color
ADAPTA COLOR faisait partie de nos 26 exposants lors de la sixième édition des Rendez-vous de la Matière ! Découvrez le focus sur la marque dans le numéro spécial Archistorm n°12, daté mars-avril 2019 !