DYSON – L’AVENIR DE L’ÉCLAIRAGE

HISTOIRE D’UNE MARQUE

DYSON

 

À l’occasion de la présentation, à Paris, de la lampe à éclairage directionnel Dyson Lightcycle™, la version connectée de la célèbre lampe Dyson CSYS™, Jake Dyson, son concepteur s’est entretenu brièvement avec Christophe Catsaros. L’opportunité surtout d’échanger sur l’innovation, les tendances dans l’éclairage, et l’avenir des lampes LED. 

 

Entretien avec Jake Dyson, ingénieur en chef chez Dyson, concepteur de la Dyson Lightcyle™

Christophe Catsaros : Qu’est-ce qui distingue la lampe Dyson Lightcyclede sa version précédente, la Dyson CSYS™ ?

Jake Dyson : C’est la version connectée et intelligente de la Dyson CSYS, initialement lancée en 2012. Grâce à l’application Dyson Link App™, il est possible de se géolocaliser, permettant à la technologie de s’adapter à l’environnement ambiant. Il est également possible de régler son intensité en fonction de la lumière du jour. Notre nouvelle technologie apprend à connaître son utilisateur, son âge ainsi que ses activités et habitudes quotidiennes.

Ses autres fonctionnalités sont quant à elles similaires à la lampe Dyson CSYS : système qui coulisse sur des poulies, pouvant être réglé horizontalement, verticalement tout en pivotant sur son axe.

CSYS est l’acronyme en anglais de coordinate system, le système de coordonnées : l’abscisse, l’ordonnée et la cote qui vous permettent de vous orienter dans un système de représentation 3D. Son nom décrit donc son fonctionnement pluridirectionnel.

Aéroport de Narita, Tokyo © Dyson


C.C. : C’est une technologie inspirée des satellites…

J.D. : Cette lampe a fait l’objet de deux années de R&D faisant intervenir 90 ingénieurs ayant travaillé sur 892 prototypes. Son système de refroidissement s’inspire des systèmes d’échangeur thermique, nécessaires pour faire fonctionner des appareils dans les conditions extrêmes de l’espace. Il faut comprendre qu’entre la face exposée au soleil d’un satellite et sa face cachée, il peut y avoir des très grandes amplitudes thermiques. Outre la réfraction thermique, on utilise des tubes généralement en cuivre, rempli d’un fluide qui change de phase en fonction de son échauffement. Ce processus permet de transférer la chaleur de la partie exposée à la partie froide.

La Dyson Lightcycle™ dispose d’une technologie similaire, avec un caloduc en cuivre qui évacue indéfiniment la chaleur des LED. C’est ce principe, qui était d’ailleurs déjà présent dans la lampe Dyson CSYS™, qui nous permet d’utiliser la LED de manière optimale, avec un résultat très différent de ce à quoi nous ont habitué les LED.

Le manque de qualité des LED, leur utilisation défectueuse, proviennent souvent de questions de chaleur mal gérée. La chaleur des LED oblige les concepteurs à les espacer. C’est l’espacement qui donne lieu à cette lumière blafarde, à ombres multiples. Le refroidissement au contraire nous permet de concentrer les LED et d’obtenir de l’intensité et de la clarté.

La chaleur est aussi la principale raison de détérioration des lampes. Le refroidissement garantit la longévité de la lampe. Avec nos lampes, vous n’aurez probablement jamais besoin de changer les ampoules, leur espérance de vie étant de 60 ans.

Lampe de bureau Dyson Lightcycle™ © Dyson

 

Texte : Christophe Catsaros
Visuel à la une : Jake Dyson © Valerio Geraci

Découvrez l’histoire de la marque DYSON dans le numéro 97 du magazine Archistorm, daté juillet-août 2019 !