L’IMMEUBLE DE BUREAUX O’RIGIN DE NANCY PAR SILVIO D’ASCIA ARCHITECTURE

L’IMMEUBLE DE BUREAUX O’RIGIN (NANCY, 54)

SILVIO D’ASCIA ARCHITECTURE

 

La requalification urbaine conséquente du quartier de la gare de Nancy, avec la création d’une ZAC, permet d’opérer des liens avec le tissu urbain existant et d’édifier de nouveaux bâtiments, dont certains sont emblématiques, comme le bâtiment tertiaire O’rigin, savamment conçu et orchestré par l’architecte Silvio d’Ascia.

 

 

Livré à la fin 2018, l’immeuble de bureaux O’rigin, destiné à EDF et Véolia, a été réalisé par l’agence parisienne Silvio d’Ascia Architecture pour le compte de Covivio. Le complexe tertiaire s’implante au sein de la ZAC Nancy Grand Cœur (12 hectares), -sur l’îlot B et en face d’un poste d’aiguillage-, dont le schéma directeur a été établi par l’architecte-urbaniste Jean-Marie Duthilleul. Labellisée EcoQuartier en 2009, cette ZAC, qui se développe en grande partie sur des friches SNCF et en bordure des voies ferrées, fera la part belle à la création d’espaces urbains et végétalisés de qualité. Depuis 2007, la Métropole du Grand Nancy (54) aménage ce quartier de la gare qui, relié à Paris en TGV en une heure trente, deviendra le pôle de développement économique, de transport, de services et d’habitat de l’agglomération. Situé en prolongement du centre-ville de Nancy, ce quartier à vocation mixte accueillera à terme plusieurs opérations de bureaux (17 400 m²), de logements et de commerces, pour une superficie totale d’environ 165 000 m². Aussi, la requalification de ce morceau urbain a nécessité la démolition en 2011 de l’ancienne prison Charles III devenue obsolète. Sachant que la liaison entre le Nancy du passé et celui du futur avait été rompu dans les années d’après-guerre à cause de la construction en masse de grands ensembles qui continuent à s’intercaler entre le centre historique et le réseau ferroviaire.

 

 

Quatre entités, aux volumes différenciés

« O’rigin constitue l’un des premiers bâtiments du futur écoquartier et représente une véritable porte d’entrée du « Quai vert », épine dorsale piétonne, le projet interprétant la logique du nouveau développement urbain du quartier. Ainsi, il retisse une cohérence urbaine et une continuité de repères à l’échelle urbaine entre la cité historique et ce quartier en devenir.», explique l’architecte Silvio d’Ascia. De plus, cette opération bénéficie d’une accessibilité multimodale et est bien desservie par les transports en commun, de par la proximité immédiate de la gare SNCF, de la ligne 1 du tramway et des lignes de bus 2, 3, 11, 12, 13 et 14. Orienté au sud-ouest (façade principale côté chemin de fer) et au nord-est (façade arrière), l’ensemble de 62,50 m de longueur se compose de quatre bâtiments orthogonaux de forme rectangulaire, dont les volumes varient de taille : le projet s’insérant dans une parcelle triangulaire contrainte. Situé du côté du faisceau ferroviaire, le premier volume presque carré (16 x 19,30 m) compte sept étages et est associé à trois autres blocs positionnés en retrait : les second et troisième blocs (7 m et 16,60 m de large, et 13 m et 16,65 m de profondeur) s’élèvent sur huit étages et côtoient un quatrième lot de 20 m de large et de six étages fermant l’extrémité sud-est. Si ces blocs parallélépipédiques s’articulent entre eux par le biais de fissures transversales vitrées de 2,25 m de largeur les soulignant, ils s’ouvrent sur deux cours intérieures longées par un cheminement piétonnier pouvant accueillir quelque 115 vélos.

 

 

Texte : Carol Maillard

Crédits photos : Takuji Shimmura, Olivier Ouadah

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le numéro 99 d’Archistorm, disponible en kiosque.