Avec le Bâtiment de Recherche Biomédicale (BRB), l’Université Paris-Est Créteil affirme une ambition claire : rapprocher la recherche, l’enseignement et la pratique clinique au sein d’un même lieu, lisible et accessible. Implanté sur le campus Henri-Mondor, à l’interface entre l’hôpital universitaire et la faculté de santé, le bâtiment conçu par Nickl & Partner France devient une pièce maîtresse du dispositif scientifique de l’UPEC.
Une implantation affirmée dans le campus
Par sa forme trapézoïdale et son implantation en retrait, le BRB rompt avec la linéarité du campus existant tout en revendiquant une autonomie assumée. Cette distance n’est jamais une rupture : le bâtiment est relié à l’existant par deux niveaux, affirmant une continuité fonctionnelle et symbolique. Dès l’arrivée, le parvis paysager et le large auvent signalent l’entrée comme un espace d’accueil, tandis que la transparence du rez-de-chaussée rend le travail scientifique visible depuis l’espace public.

© Nickl & Partner France
Une organisation intérieure pensée pour la collaboration
L’organisation intérieure repose sur une structure claire et modulaire. Les bureaux sont implantés au sud, les laboratoires au nord, reliés par un axe central entièrement vitré. Un atrium traversant apporte la lumière naturelle au cœur du bâtiment et facilite une orientation intuitive. Les circulations ouvertes et les relations visuelles encouragent les échanges informels, faisant de l’architecture un véritable catalyseur de rencontres et de collaborations.
Le BRB accueille des laboratoires hautement spécialisés, des plateformes mutualisées, un hall pilote dédié à l’étude des risques environnementaux, ainsi que des espaces de travail et de séminaire ouverts. Cette diversité programmatique reflète une conception contemporaine de la recherche biomédicale, pensée comme un processus collectif, évolutif et ancré dans la société.
Un paysage au service du bien-être et du projet scientifique
À l’extérieur, le jardin thérapeutique prolonge cette approche. Conçu comme un filtre paysager, il associe plantes aromatiques et médicinales, cheminements et espaces de repos, offrant un contrepoint sensible à l’univers technologique des laboratoires. Plus qu’un simple aménagement, il participe à la narration du projet, en inscrivant la recherche dans une relation apaisée avec le vivant.

Visuels : © Christophe Caudroy
— Retrouvez l’article dans archistorm 136 daté février – mars 2026

