Figurant parmi les ateliers de tapis les plus réputés d’Europe, Ferreira de Sá, installé au Portugal, dévoile cette année une nouvelle collection composée de 13 créations regroupées sous le nom d’ALÉM TEJO. Une invitation à dépasser la simple notion d’objet décoratif et à intégrer dans son intérieur un morceau d’histoire, et de nature.

« Poser un tapis de la collection ALÉM TEJO, ce n’est pas disposer un objet décoratif : c’est introduire un morceau d’histoire et de paysage dans un intérieur. » Tel est le mantra de la nouvelle collection signée par la maison Ferreira de Sá, pour emprunter les mots de Carlota Verde, Directrice créative. Fondé en 1946, l’atelier portugais s’est démarqué au fil des décennies par sa capacité à allier son regard innovateur au respect et à la perpétuation des traditions artisanales. Aujourd’hui présente dans une soixantaine de pays à travers le monde, la maison s’impose comme une référence dans l’univers du tapis, tirant encore un peu plus son épingle du jeu en valorisant les matériaux naturels et proposant des créations personnalisables, faisant appel aux différentes techniques traditionnelles de tissage. « Ferreira de Sá maîtrise quatre techniques de production distinctes — nouage à la main, tissage à la main, tissage plat (flatweave) et tuftage — alliant tradition, design et technologie. Ce positionnement fait de l’entreprise un partenaire de référence pour les architectes, designers et prescripteurs dans les projets hôteliers, résidentiels et culturels à travers le monde », précisent les équipes de la maison.

Cette saison, l’atelier et ses créateurs dévoilent 13 nouveaux modèles inspirés par la région qui donne son nom à la collection ALÉM TEJO. Territoire sauvage se caractérisant par sa ruralité, ses plaines infinies entrecoupées de forêts de chênes-lièges, et ses façades blanchies à la chaux, la région portugaise permet aux 13 nouveaux modèles de tapis de s’inspirer d’éléments concrets tels que les mosaïques agricoles vues du ciel ou l’écorce de liège. « Nous ne sommes pas partis d’un concept abstrait, mais d’un lieu. De sa lumière et de ses gestes. Des objets qui demeurent, des textures qui résistent, du temps qui s’écoule sans urgence. La forme n’est jamais décorative, elle découle du regard porté sur le territoire », confie Carlota Verde.

Fidèle à ses valeurs, la maison imagine les dessins de la collection à travers une matériauthèque naturelle, les tapis étant tous tissés en laine naturelle non teintée, à la fois biodégradable et renouvelable, se déclinant dans des nuances de gris doux, de beiges et blancs, de temps à autres interrompus par des éléments en jute et en lin venant apporter du relief à l’objet.

« Ce sont des matières modestes mais qui, travaillées avec intention, acquièrent structure et harmonie. Cette palette n’est pas dessinée, mais révélée. Volontairement restreinte, elle privilégie l’authenticité et la permanence, loin des tendances éphémères », ajoute la Head Designer.

Jouant sur les reliefs et les nuances, ces 13 nouvelles pièces sont le reflet des paysages les ayant inspirées. Du modèle Alvorada jouant sur la notion de patchwork et les formes géométriques, au tapis Nisa à l’aspect sculptural s’apparentant presque à un bas-relief, sans oublier la beauté dans la simplicité démontrée par la pièce dénommée Cal, la collection ALÉM TEJO fait souffler l’histoire et la nature dans nos intérieurs. Des pièces intemporelles qui font passer le simple tapis au statut d’œuvre d’art à part entière.

Par Aurore De Granier
ALÉM TEJO © Piet-Albert Goethals

— Retrouvez l’article dans Archistorm 137 daté avril – mai 2026