TOULEMONDE BOCHART : HISTOIRE DE MARQUE

TOULEMONDE BOCHART

 

HISTOIRE DE MARQUE

 

Révélé par le succès de ses tapis au siècle dernier, Toulemonde Bochart poursuit son ascension en activant des créations au potentiel créatif qui n’est plus à prouver. Sur-mesure, collaborations, savoir-faire artisanal : retour sur une success story qui défie l’art textile.

 

Alliances, Toulemonde Bochart x Géraldine Prieur (designer)

 

Tournée vers le monde depuis sa création en 1946, l’entreprise familiale Toulemonde Bochart ne cesse de s’inspirer des traditions. Après la Seconde Guerre mondiale, elle commence par s’intéresser au développement de gammes de produits textiles décoratifs et collabore avec des manufactures asiatiques, implantées en Inde, en Chine et au Népal. De là, son activité de production de tapis s’imprègne des influences culturelles locales et mène vite Toulemonde Bochart à s’imposer comme une référence du secteur, grâce à des savoir-faire aussi uniques qu’authentiques.

 

SAVOIR ET FAIRE

 

À travers la richesse des savoir-faire manuels courants en Asie, l’entreprise confie la production de ses objets textiles aux artisans locaux. Des gestes maîtrisés, ancestraux, qui autorisent la confection de techniques plurielles au service d’une esthétique riche et inspirée : tissage, tuftage ou encore nouage à la main s’inscrivent dans un processus qui sublime la matière. De la laine de Nouvelle-Zélande à la soie tibétaine, les produits bénéficient d’une qualité qui se révèle tant dans leur forme que dans leur manufacture.

 

De ces savoirs locaux, Toulemonde Bochart en explore rapidement une fibre artistique qui se manifeste dès la fin des années 1980. Le tapis prend alors — pour l’époque — des airs contemporains car la société entame des collaborations inédites avec des figures iconiques de l’histoire de l’art et du design. Andrée Putman, Hilton Mc Connico,

Jean-Charles de Castelbajac… Les créations séduisent et se font référencer dans le monde entier jusqu’à aujourd’hui, où la marque est présente dans une soixantaine de pays. Et la fibre arty de Toulemonde Bochart n’a jamais cessé : ses tapis réalisés avec le créateur Serge Bensimon, les architectes et designers Géraldine Prieur, Florence Bourel ou encore le duo Laurent Soler & Edouardo Dente, se comparent à de vraies toiles abstraites.

 

Ginkgo, Toulemonde Bochart x Laurent Maugoust (designer) – photo : Guillaume Grasset

 

EXPERT EN LA MATIÈRE

 

Cette touche picturale, qu’elle soit géométrique ou plus figurative, inspire des lieux ouverts ou confidentiels. Parmi ses chantiers, Toulemonde Bochart compte notamment l’Opéra Garnier à Paris, l’ambassade de France à Bogota, le consulat de France à New York ou encore les boutiques Lanvin. Dernièrement, la maison s’est illustrée à travers des projets remarquables en hôtellerie, tels que l’Intercontinental Lyon-Hôtel Dieu et l’hôtel Victor Hugo à Paris. Le premier se matérialise par la conception d’une centaine de tapis mélangeant laine et soie ou bien fibres végétales selon la typologie des chambres, le tout dans un souci d’harmonie avec l’espace. Dans l’hôtel parisien, Toulemonde Bochart a réalisé les tapis des salons et du lobby, dessinés par l’architecte intérieur Laurent Maugoust, qui a souhaité faire vivre l’esprit Art déco des lieux en concevant des silhouettes végétales et harmonieuses.

 

Une expertise propre à l’entreprise qui a fait du sur-mesure l’un de ses principaux points forts : qu’il s’agisse de répondre à la demande d’exclusivité ou de personnalisation, Toulemonde Bochart sait adapter son offre aux projets. C’est pourquoi, au-delà de sa créativité, la maison tient compte des paramètres d’usage (passages fréquents, amortissement acoustique…) et opère des finitions performantes, sans dénaturer son savoir-faire artisanal.

 

Texte : Toulemonde Bochart

Crédits photos : Toulemonde Bochart

Retrouvez cet article et bien d’autres dans le numéro 99 du magazine Archistorm, disponible en kiosque.