À Tarare, le futur complexe sportif se pense comme bien plus qu’un équipement : un véritable lieu de vie, capable d’accompagner la transformation urbaine de la ville tout en renforçant les liens entre ses usagers. Ouvert, accueillant, conçu pour inviter à la pause autant qu’à la pratique sportive, le projet revendique une architecture du rassemblement et du vivre-ensemble.

Une architecture intégrée à la topographie et au paysage
Son implantation tire parti de la topographie naturelle du site. La déclivité du terrain est exploitée avec justesse afin de limiter l’impact visuel du bâtiment et de réduire les interventions lourdes de terrassement. Cette approche mesurée permet au volume de s’inscrire avec fluidité dans son environnement immédiat, en dialogue constant avec les espaces naturels voisins.
Élément structurant du paysage, le viaduc devient une référence architecturale à part entière. La trame régulière créée par ses piles inspire la composition du projet, qui en reprend les proportions et les rythmes pour prolonger l’existant, organiser les espaces et travailler les perspectives, notamment à l’entrée du site. L’architecture ne s’impose pas : elle compose avec ce contexte fort pour en révéler les qualités.
Des espaces accessibles et des matériaux durables
Orienté vers le cheminement doux longeant la rivière, le complexe développe des espaces accessibles et appropriables par tous, quels que soient les usages, les mobilités ou les pratiques sportives. À l’intérieur comme à l’extérieur, la sobriété des volumes et le choix de matériaux pérennes traduisent une recherche d’équilibre entre confort, durabilité et qualité d’usage.
Le bois, omniprésent dans les espaces intérieurs, apporte chaleur et douceur, tandis que le métal et le Trespa assurent à l’enveloppe extérieure une résistance et une pérennité adaptées à un équipement public.

© AUM Pierre Minassian
Texte : La Rédaction
Tous les visuels sont de © Studio Erick Saillet
— Retrouvez l’article dans archistorm 136 daté février – mars 2026

