À Vertou, le groupe scolaire Simone Veil s’inscrit dans une topographie marquée, faite de dénivelés importants et de vues ouvertes sur le paysage. Conçu par l’agence Leibar Seigneurin Architectes, cet équipement accueille deux entités superposées – une école maternelle et une école élémentaire – réunies au sein d’une architecture qui choisit de composer avec le terrain plutôt que de le contraindre.

Une toiture et un cœur végétal comme gestes architecturaux fondateurs
La réponse architecturale repose sur un geste clair : une toiture continue, véritable ligne de couronnement, qui épouse les variations du sol et ancre le bâtiment dans son site. Tantôt proche du terrain, tantôt plus élevée, elle permet au projet de s’inscrire avec douceur dans le paysage, sans rupture ni monumentalité. Cette approche topographique conditionne l’organisation du programme, l’école maternelle prenant place en partie basse, tandis que l’école élémentaire se développe au niveau supérieur.
Au cœur du dispositif, un vide central structure l’ensemble. Pour les plus jeunes, il prend la forme d’une cour protégée, pensée comme un cloître lumineux et rassurant. Cet espace, à la fois introverti et ouvert sur le ciel, devient un repère quotidien, renforcé par la conservation d’un arbre, préservé et intégré comme cœur vivant du projet. Plus qu’un simple élément paysager, il incarne un lien direct avec le vivant et le rythme des saisons.
Le bois, matière structurante et sensible pour le bien-être
L’architecture traduit une vision de l’école comme lieu d’épanouissement autant que d’apprentissage. Les salles de classe s’ouvrent largement sur le paysage, laissant entrer la lumière naturelle et offrant des perspectives apaisées. Les circulations, lisibles et généreuses, accompagnent les déplacements quotidiens sans hiérarchie excessive, favorisant une appropriation intuitive des espaces par les enfants.
La matérialité constitue l’un des fondements du projet. Le bois, omniprésent en façade, en structure et en charpente, affirme un choix à la fois environnemental et sensible. Biosourcé, il filtre la lumière avant qu’elle ne pénètre à l’intérieur, créant une atmosphère chaleureuse et enveloppante. Les trames verticales rythment les façades et modulent les ambiances lumineuses, tandis que l’ensemble des choix constructifs traduit une attention portée à la durabilité et au respect du site.

Texte : La Rédaction
Tous les visuels sont de © Pierre Leibar
— Retrouvez l’article dans archistorm 136 daté février – mars 2026

