Le 108 : Nouveau siège de la Métropole Rouen Normandie, un bâtiment imaginé par Jacques Ferrier Architecture – Partie 3

L’ECO-CONSTRUCTION A L’ECHELLE D’UN QUARTIER

« LES BORDS DE SEINE SERONT DÉFINITIVEMENT ACHEVÉS EN 2019 – POUR LA PROCHAINE ARMADA – AINSI QUE LES BERGES DU BASSIN EN BOIS SUR LE CÔTÉ SUD DE LA PRESQU’ÎLE. »

La Métropole est aussi le pilote de grandes opérations d’urbanisme qui vont transformer le coeur de son territoire dans les vingt années à venir.
Ces grands projets, voisins, complémentaires et de grande envergure, sont regroupés sous l’appellation Seine Cité. Ambitieux, destinés à renforcer l’attractivité du coeur de la Métropole et densifier l’emploi tertiaire supérieur, ils créent un modèle de ville moderne exemplaire en matière de développement durable. C’est le cas des deux éco-quartiers, Luciline rive droite et Flaubert rive gauche.
Luciline – les premiers bâtiments ont été livrés – est en cours d’aménagement sur le secteur compris entre l’avenue du Mont-Riboudet, la Seine et le pôle Docks 76 Kindarena. Neuf hectares qui accueilleront à terme près de 1 000 logements (dont 25 % de logements sociaux), des bureaux, des activités et des commerces.

 
Gigantesque – il est dix fois plus grand avec ses 90 hectares –, le périmètre de l’éco-quartier Flaubert est délimité par la Seine, l’avenue Jean-Rondeaux, la Sud III et le pont Flaubert. Complexe par ses dimensions et sa situation (en bord de Seine, à l’interface ville-port), l’aménagement de cet éco-quartier est scindé en phases. Inaugurés par l’ouverture du 106 en 2010, les aménagements sont devenus réellement tangibles en 2013 avec l’ouverture de la Presqu’île, parc dédié à la balade et aux loisirs créé sur l’ancienne « île au charbon », et des quais aménagés. L’ouverture du 108 puis du futur 107, à l’automne 2017, regroupant un incubateur à start-up, une crèche, des restaurants mais aussi des sièges sociaux sont autant d’étapes majeures.

 
Les bords de Seine seront définitivement achevés en 2019 – pour la prochaine Armada – ainsi que les berges du bassin en bois sur le côté sud de la Presqu’île.
C’est également en 2019 que sont annoncées les premières réalisations de bâtiments d’habitation et d’activités à proximité de l’avenue Jean-Rondeaux. Il s’agira tout simplement des premiers immeubles d’habitation. Les premiers habitants de l’éco-quartier bénéficieront de la ligne de transports en commun T4, lancée en 2018. S’il n’entre pas dans la définition de l’éco-construction, un habitat durable ne se conçoit pas sans une bonne desserte par les transports en commun.

Le quartier de Luciline, Le Canal et La prequ’île

 

Éco-quartier Luciline
9 hectares
11 îlots
60 000 m2 de commerces et activités
1 000 nouveaux logements sur 85 000 m2 de surfaces de plancher (addition des surfaces de tous les niveaux de tous les bâtiments)
Éco-quartier Flaubert
92 hectares
500 000 m2 de surfaces de plancher (addition des surfaces de tous les niveaux de tous les bâtiments)
6 000 habitants
9 000 emplois
Des bâtiments exemplaires
Inaugurés et habités depuis fin 2014, les deux premiers bâtiments du quartier Luciline, Riva et Futur’en Seine, ont été construits par des acteurs privés dans le respect des principes et techniques d’éco-construction définis par la Ville de Rouen et la Métropole.
Futur’en Seine est le premier immeuble de logements passif de Haute-Normandie : sa consommation énergétique est 40 % inférieure à la RT (réglementation thermique) 2012, soit 39 kWh/m²/an.
Riva est labellisé BBC-Effinergie : sa consommation énergétique ne dépasse pas 65 kWh/m²/an.
Après Luciline, l’éco-quartier Flaubert comprendra lui aussi des bâtiments Très Haute Performance Énergétique. Au-delà des performances énergétiques, les ambitions de la Métropole porteront également sur le respect des principes de l’éco-construction : des réflexions sont en cours afin d’intégrer le bois matériau aux futures constructions et ainsi développer la filière bois locale. Tout comme les principes de l’architecture bioclimatique afin de favoriser la ventilation naturelle et le chauffage des locaux en fonction de leur orientation. Ces questions feront l’objet de concertations entre les différents partenaires, Métropole, promoteurs, constructeurs, acteurs de la filière bois…

Découvrez l’intégralité de l’article au sein d’ArchiSTORM #87