À Marseille, deux îlots de la trame Mirès, à l’ombre de la tour CMA CGM, accueillent une nouvelle Cité Scolaire Internationale, équipement majeur du nouveau quartier Euroméditerranée. Deux architectes, Rudy Ricciotti et Roland Carta, ont choisi, pour ce projet, de répondre à la lumière, à la mer, à la violence des normes et à la beauté têtue des mythes.
Mythique ? Mythologique !
Une Cité Scolaire… Internationale… Vanité administrative ? Réalité constructive ! Voilà le projet de deux architectes : Rudy Ricciotti et Roland Carta.
Leur idée ? Incarner l’éducation dans le paysage de Marseille, sur une parcelle dominée par l’ambition sur Euroméditerranée. Cette opération urbaine est l’une des plus importantes en Europe. Elle a pour injonction d’endiguer la pauvreté et de créer une dynamique sociale et économique sans précédent. La Cité Scolaire Internationale est, dans ce contexte, plus qu’une institution : elle est le symbole d’une transformation réussie. Elle est aussi le lieu de toutes les conjugaisons. « Je dédaigne l’imparfait de l’indicatif et le considère comme le temps de l’incohérence. Utiliser le passé composé ? Autant faire confiance à un présent décomposé. Ce sont là les petites séquences abruptes des êtres et des choses : je ne suis pas nostalgique. Peut-être suis-je seulement mélancolique. Pour autant le présent m’obsède et le futur me donnera raison », revendique immédiatement l’auteur du Mucem, Rudy Ricciotti.
Dit autrement, cet équipement est un « présent » pour l’avenir. Sous une égale lumière méditerranéenne, puissante et crue, le verbe reste cependant circonstanciel. Certains architectes, plutôt que la « circonstance », mobilisent dans leur joli jargon le « contexte ». Ni Rudy Ricciotti, ni Roland Carta ne cèdent à cette facilité. Pour eux, il s’agit d’abolirun appétit de narration pour retrouver un idéal quasi mythologique. Il y a dans ces histoires de dieux, de héros et dans cette cosmogonie farfelue toute l’imagination des hommes. Plus avant, il y a leur logique sentimentale que personne ne peut violer.
Ces mythes sont le fondement même de la sagesse. Ils sont la source évidente d’un enseignement. Gréco-romain ? Judéo-chrétien ? Soufiste ? Nazaréen ?
Et peu importe. Cité Scolaire… IN-TER-NA-TIO-NA-LE.
« Il n’y a pas, non plus, de présent historique, du moins en littérature. Et en architecture ? », reprend Rudy Ricciotti. « Être moderne, ce n’est pas obéir au style de son époque. C’est la contester avec grâce », dit-il. Le bâtisseur qu’il est, à dire vrai, n’est ni l’ennemi de la métaphore, ni celui de l’illusion réaliste. Il aborde volontiers la Méditerranée comme une femme pleine de mystère, et cette Cité Scolaire a été conçue comme le projet somptueux de traverser une mer à la rencontre de la lumière. Quelle est-elle ? Celle d’un soleil trop intense ? Ou celle plus symbolique d’un éclairage sur le monde ?
« Il ne s’agit pas de concevoir un projet comme un morceau d’exotisme, fausse fenêtre vers le monde méditerranéen, expression des frustrations nébuleuses. L’aura des illuminés n’est pas non plus totalement satisfaisante ; cela étant dit, la noirceur forcenée d’un désespéré comme Léon Bloy m’éclaire davantage que toute autre blancheur immaculée ; je compte ainsi sur la beauté… même si elle peut être chienne avec ses admirateurs. Elle nous piétine sans vergogne, certes, mais elle nous élève et nous révèle. Si les Grecs ont formé l’idée de la tragédie, c’est toujours à travers la beauté et ce qu’elle a d’oppressant peut-être même de terriblement angoissant. L’esprit moderne a fait de la laideur et du médiocre la source de son propre désespoir, mais il l’a fait sans tragédie, bien évidemment, et seulement pour la triste comédie de la consommation », sonne l’architecte.
« Nous sommes donc les miliciens d’une beauté méditerranéenne », reprend Roland Carta. À ses yeux, une architecture est une « interprétation ». « Une cité est historiquement une enceinte. Ici, elle est pensée comme un filtre expressif », poursuit-il. Et Rudy Ricciotti de confier : « Roland m’a enlevé à mes angoisses métaphysiques. Je suis face à un observateur obsessionnel. Son regard est posé comme le mien sur une mer de feu et de cinglés. Il m’a, dans cette position, entièrement rassuré ! », lance-t-il.

La Cité Scolaire Internationale de Marseille est d’abord, dans la logique fonctionnaliste de la construction contemporaine, un « programme » comprenant plusieurs établissements allant du cours préparatoire aux classes préparatoires. Après douze ans d’éducation, l’heure reste toujours pour « l’apprenant » à la « préparation ». L’école primaire, le collège, le lycée et la pré-université. Tout d’un bloc, pimpant et… préparant ! « Mais au fait, qu’est-ce qu’une école internationale en R + 5 ? La mécanique des idéologues nous a toujours conduits à réaliser des équipements en nappes. Les règles sont l’infantilisation de l’architecte. Ici, nous devions être hors norme, hors réflexe, bref, nous pouvions enfin être adultes », souligne Rudy Ricciotti.
Et pour cause, le site s’inscrit dans une composition urbaine spécifique. La Joliette est connue pour sa trame Mirès. Ce quartier de Marseille gagné sur la mer le long d’un large bassin achevé en 1853 est édifié par le financier Jules Mirès à partir de 1856. Le tout est, par efficacité, imaginé selon un plan hippodaméen, autrement dit en damier, avec une grande diagonale pour l’innerver : la rue Impériale. Pour la Cité Scolaire Internationale, le plan d’urbanisme réunit deux blocs. « Il était indispensable que le patrimoine de la trame soit maintenu et protégé. Nous avons choisi de former deux îlots compacts séparés l’un de l’autre par une ancienne rue. Nous faisons d’elle un parvis généreux », affirme Roland Carta, toujours soucieux, dans un élan presque félibrige, de la mémoire marseillaise.
Les deux agences ont par ailleurs livré deux cités scolaires internationales. Rudy Ricciotti à Manosque. Roland Carta à Milan. « Ce sont des équipements éducatifs qui nous invitent, par leur intitulé, à créer une communauté qui ne soit pas une collection d’individus. Ces établissements sont fréquentés par des jeunes venus du monde entier ; il s’agit, par l’architecture, de leur proposer une manière d’être ensemble », souligne Roland Carta.
Pour ce faire, un parvis, certes, mais aussi un « éden ». « Lors du concours nous avons parlé du paradis de la Perse antique, d’un Orient fantasmé, mais surtout d’une manière de composer un paysage intérieur », poursuit-il. Pour Rudy Ricciotti, il fallait que cette architecture ne soit pas « stupide de cette liberté d’être libre ». Alors, un rappel à la « manière » méditerranéenne, sans copie, ni pastiche, lui semblait nécessaire autant qu’à Roland Carta : « nous n’avons pas conçu un patio, ni une médina : notre intention était d’habiter simplement autour d’un jardin », résume son associé. Voilà le point de départ du projet.
Au fil de ces précisions, l’espace a pris des allures de restanque provençale. Des plantes endémiques y ont été imaginées. Un lieu de quiétude a pris forme. À chacun d’y être le débiteur de la beauté. « Le seuil dantesque des bureaux de contrôle n’aura pas raison de notre capacité à convoquer le sublime. Il faut leur opposer la poésie du béton ou encore la rigueur d’un jardin solaire », lance Rudy Ricciotti.
L’aile orientale accueille l’école élémentaire (420 élèves), l’internat pour mineurs (une centaine de chambres pour 200 élèves), quatorze logements de fonction, la cuisine et le réfectoire. Son pendant occidental accueille le collège (720 élèves), le lycée (1 050 élèves), le centre de documentation, les logements et le pôle sportif. Cette architecture, loin des miroirs de l’orgueil, est simple. « Elle est surtout une addition de prouesses techniques », précise Roland Carta. Il y a en effet des juxtapositions, mais surtout des superpositions qui nécessitent des franchissements et de portées spécifiques. Six poutres précontraintes portent le plancher haut du gymnase. Coulées en place, elles pèsent jusqu’à 160 tonnes pour 65 m3 de béton. Cette technique a été retenue pour respecter les partis pris architecturaux du projet : des poutres et un plancher béton de grande portée qui reprennent les descentes de charge de l’ensemble des niveaux supérieurs… un ouvrage d’art ! « On ne bâtit pas une école internationale comme on assemble des cagneuses formules administratives. Ici, chaque élément résonne avec la sacra conversazione du savoir », promet Rudy Ricciotti.
Le tout bénéficie, dans un désir d’harmonie, d’un traitement uni forme : à l’extérieur des brise-soleil en BFUP blanc. À l’intérieur, une treille en fibre de lin. « Son dessin est le fruit de l’éloquence maniériste chère à Rudy », commente Roland Carta. La proposition, au-delà de sa forme évocatrice, est une prouesse technique et technologique. 880 modules ont été façonnés dans cinq moules. Si le matériau est léger, facile à manutentionner, sa fragilité exige une ingénierie soignée signée Romain Ricciotti et Guillaume Lamoureux qui, ensemble, ont mis au point un savant système de façade. « Le hasard architectural est un blasphème. Chaque ligne, chaque brise-soleil, chaque poutre est une rencontre calculée avec l’exactitude d’affinités électives », revendique Rudy Ricciotti.

Entretiens
Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France
Pourquoi ce projet aujourd’hui à Marseille ? Que symbolise-t-il ? Quelles sont, à travers cette nouvelle cité scolaire, vos attentes en matière d’éducation ?
Avec la Cité Scolaire Internationale Jacques Chirac, la Région Sud est à la pointe en matière d’offre scolaire internationale. Marseille, deuxième ville de France, avait besoin d’un établissement scolaire d’excellence, moderne et ouvert sur le monde. Je défends cette idée depuis maintenant trente ans, lorsque j’étais premier adjoint au maire. En 2015, avec Christian Estrosi, nous avons pris l’engagement de la concrétiser. C’est aujourd’hui fait !
Avec cette école d’exception, Marseille et notre région se dotent d’une offre éducative qui proposera à terme six langues d’enseignement, un parcours d’excellence du CP à la prépa, et un internat pour ceux qui viennent de loin. Voilà un lieu idéal d’apprentissage et une fenêtre sur le monde, en plein cœur de la Méditerranée.
Pourquoi avoir choisi ce site au cœur d’Euroméditerranée ?
Euroméditerranée est le plus grand projet de rénovation urbaine d’Europe. Lorsque j’en ai pris les rênes en 1995, je défendais déjà l’idée d’y implanter une école internationale. C’était en cohérence parfaite avec l’écosystème que nous y avons créé. Au sein de cette zone d’activité ultra-dynamique, poumon économique de notre capitale régionale, ouvrir une école tournée vers le monde et vers l’avenir, formant les esprits brillants de demain : quoi de plus logique ?
Le projet intègre un pôle culturel : quelle est sa vocation ?
La culture est essentielle et elle doit occuper une place centrale dans la formation des citoyens de demain. La particularité de cette école réside dans sa capacité à faire se rencontrer les cultures, les langues et les points de vue. Des liens de coopération seront tissés avec le réseau de l’enseignement français à l’étranger, afin d’attirer les talents du monde entier, et de confronter les élèves à l’altérité. Et il n’y a pas meilleur endroit pour cela. Marseille, c’est 2 600 ans d’histoire, une ville au carrefour des civilisations, un lien entre le Nord et le Sud, l’Orient et l’Occident !
Dans quelle mesure ce projet répond-il à la valorisation des savoir-faire locaux ?
Il était très important que nos entreprises locales puissent être pleinement impliquées dans ce beau projet : plus de 60 d’entre elles y ont participé. Nous avons aussi privilégié les filières locales dans le choix des matériaux utilisés : menuiseries, isolants, cloisons… Sans oublier Rudy Ricciotti et Roland Carta, enfants du Sud, qui ont conçu ce bâtiment avec maestria !

Modules vue filaire 3D

Modélisation de l’enceinte en lames BFUP
Romain Ricciotti et Guillaume Lamoureux, Lamoureux & Ricciotti Ingénierie
Quels étaient les enjeux techniques de la structure de ce bâtiment ? Des études spécifiques ont-elles été menées ?
Le programme est très dense (scolaire couvrant les trois niveaux d’enseignement, culturel avec auditorium, sportif avec gymnase, hébergement…) et se bâtit sur une parcelle urbaine particulièrement étroite. Le projet s’inclut donc dans une volumétrie complexe avec des ouvrages superposés suivant des formes et des trames très différentes.
Cette typologie d’ouvrages entremêlés représente une vraie complexité mécanique et constructive mais aussi une vraie intelligence urbaine. C’est le corollaire de l’hyperdensité attendue dans ce contexte urbain particulièrement contraint. On trouve par exemple un bâtiment scolaire de six étages posé sur le toit d’un gymnase qui mesure 28 m de portée. Comme si un pont passait au travers d’une tour. J’adore, pas parce que c’est spectaculaire, mais parce que c’est la réponse juste et adaptée au contexte.
Les façades ont été réalisées en Béton Fibré à Ultra hautes Performances (BFUP) ainsi qu’en résine de fibres de lin et de chanvre. Cela a-t-il nécessité des recherches et le développement de solutions particulières ?
Le sujet des façades est central à Marseille : protection solaire, non propagation de la chaleur, vent violent, agressions par les embruns (la mer est à 100 m), vandalisme, pollution. Côté rue, côté ville donc, les façades sont réalisées en BFUP (par IDBAT, une entreprise du Vercors), en offrant une protection solaire variable suivant les orientations de façade. Le BFUP apporte une écriture mêlant élégance, finesse des détails, moulage (donc pas d’assemblage) et par conséquent résistance aux intempéries, à la pollution et au vandalisme urbain. C’est une vraie protection solaire et urbaine as surant le contact de la Cité Scolaire avec la ville. C’est doux mais puissant.
Côté intérieur, côté cour donc, la façade se transforme en une treille verticale formant protection solaire et support de la végétalisation à venir. Elle est réalisée dans un procédé innovant et issu de la construction aéronautique et automobile : les résines de fibres de lin et de chanvre (par TEMCA, une entreprise des Vosges). Nous avons développé une ATEx auprès du
CSTB pour assurer la faisabilité, la résistance et la pérennité de cette façade innovante, unique au monde.

Arnauld Manzoni, Directeur Adjoint Travaux, Bouygues Bâtiment Sud-Est
La Cité Scolaire Internationale de Marseille a fait l’objet d’un montage singulier. Quels ont été les partenaires impliqués au côté de Bouygues Bâtiment Sud-Est ?
Nous avons formé un groupement avec les architectes Roland Carta et Rudy Ricciotti ainsi qu’avec plusieurs bureaux d’études réputés : Lamoureux et Ricciotti Ingénierie, Garcia Ingénierie (G2I), BG Ingénieurs conseils, STOA, AC2R, SUR&TIS, Inddigo, Gamba, R2M. Ce projet a été conçu dans le cadre d’un Marché Global de Performance dit MGP. En plus de la conception et de la réalisation, il engage Bouygues sur l’exploitation et la maintenance du site pendant dix ans, avec sa filiale Bouygues Energies et Services. Dans ce cadre, nous devons tenir des engagements notamment sur les performances énergétiques du bâtiment. Côté financement, ce projet est, pour moitié,subventionné par la Région Provence-Alpes Côte d’Azur. Le reste est porté par le Conseil départemental et la ville de Marseille. Euromédi terranée s’est également engagé dans ce projet.
Quel regard portez-vous sur le projet aujourd’hui réalisé ?
Nous sommes particulièrement fiers du rendu tant nous sommes proches des perspectives présentées lors du concours. Il y a peut-être quelques teintes qui ont pu varier, mais ce sont des ajustements mineurs souhaités par les architectes notamment au droit des résilles. Aujourd’hui, je retrouve dans cette Cité Scolaire Internationale le désir de Rudy Ricciotti et Roland Carta d’évoquer la Méditerranée, son ambiance orientale aussi bien que son esprit provençal. C’est un lieu tourné vers la mer et ou vert au monde : on y enseigne même le chinois !
La localisation de la Cité Scolaire Internationale au cœur d’Euroméditerranée a-t-elle été source de complexité ?
Si le site de la Cité n’a pas posé de problème particulier, le dynamisme d’Euroméditerrannée et l’avènement du tramway nous ont conduits à coordonner les travaux avec ceux de la ville. Il a fallu dès lors imaginer un phasage pour nous intégrer au calendrier du nouvel axe de transport public. Nous avons dû aussi composer avec la circulation intense de la ville. Nous sommes sur des parcours extrêmement fréquentés, notamment en étant situés à proximité de la plateforme logistique de La Poste. Ce chantier a néanmoins été rapide. Il n’a fallu que 28 mois pour réaliser cet équipement scolaire. Le planning a été ambitieux et le rythme a, en conséquence, été soutenu. Il fallait être prêts pour la rentrée scolaire de septembre 2024.
Cette volonté de livrer rapidement le projet a-t-elle eu des conséquences sur sa conception ?
Non. Il ne s’agissait que de coordination. Par ailleurs, nous n’avons pas eu à affronter de surprises ; les conclusions des études de sol étaient, par exemple, conformes à ce que nous avions prévu. Aucun élément inattendu n’a été trouvé. Par ailleurs, nous n’avions pas à mener de travaux de démolition ou de dépollution. Tout avait été parfaitement réalisé en amont par Euroméditerranée.
Au-delà de ce rythme, quelles ont été les particularités de ce chantier ?
En tant qu’entreprise générale, nous avons fait appel à de nombreux sous-traitants sur ce chantier. Beaucoup sont régionaux. Notre souhait était de mobiliser un tissu local d’entreprises. C’était en outre la demande des autorités mais aussi celle des architectes. Il n’y a quasiment que le fournisseur de BFUP et de fibre de lin – deux entreprises extrêmement spécifiques – qui ne sont pas de la région.
Avec Insoumission, en librairie depuis le 3 avril 2025, Rudy Ricciotti livre un manifeste percutant pour une architecture libre, enracinée et audacieuse, dressant un plaidoyer sans concession contre la standardisation et la bureaucratie qui menacent l’acte de bâtir. Éditeur : Albin Michel – 17,90 €
Fiche technique :
Maîtrise d’ouvrage : AREA pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Architectes : Rudy Ricciotti (mandataire) et Roland Carta (Carta-Reichen et Robert Associés)
Bureaux d’études techniques : Stoa (paysage), Lamoureux & Ricciotti Ingénierie (structure et façades), WSP/BG (électricité CFO/CFA, SSI, VRD), Garcia/G2I (CVC / plomberie), AC2R (restauration collective), SUR&TIS (ESSP), Inddigo (commissionnement, QE), GAMBA (acoustique), R2M (économie), BYES (exploitation-maintenance), AMO-AU (fonctionnalité et programme)
Surface : 20 462 m2 SU / 26 083 m2 SDP (Îlot 1B : 10 360 m2 / Îlot 1C : 15 723 m2) / Aménagements extérieurs : 14 266 m2
Programme : Construction d’une Cité Scolaire Internationale 2190 élèves / 320 encadrants, comprenant un lycée avec Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (35 divisions/1050 élèves), un collège (28 divisions / 720 élèves) et une école élémentaire (15 divisions/420 élèves), un accueil et une gestion mutualisés, des services communs, un internat (200 places), des salles de restauration (1 600 repas / jour : 1200 rationnaires pour le secondaire, 300 rationnaires pour l’élémentaire et 75 commensaux), un pôle culturel (regroupant un centre de documentation et une salle polyvalente de 400 places avec scène) et un pôle sportif (regroupant un gymnase, un mur d’escalade, 3 salles de sport) ouverts aussi hors temps scolaire, 14 logements de fonction et 2 parcs de stationnement.
Par Jean-Philippe Hugron
Toutes les photos sont de © Lisa Ricciotti
— Retrouvez l’article dans archistorm 133 daté juillet – août 2025

